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Filmographie |
2003 - Wild
side - Réalisation Sébastien
Lifshitz Avec Stéphanie Michelini
(Stéphanie), Yasmine Belmadi (Djamel), Edouard
Mikitine (Mikhail), Josiane Stoléru (la
mère) Belgique/France - Scénario Stéphane
Bouquet, Sébastien Lifshitz - Directeur de la
photographie Agnès Godard - Son Yolande Decarsin -
Musique Jocelyn Pook - Montage Stéphanie Mahet - 1er
assistant réalisateur Philippe Thiollier - Couleur,
Son Dolby Stéréo - Producteur Gilles Sandoz,
Christian Tison - Production Maïa Films ; Lancelot
Films ; Aligator Films ; Y.C. Aligator Film (Belgique) -
Distribution Ad Vitam - Sortie Paris 14-04-2004 -
1h33 Avant-1ère au
cinéma Le Club à Grenoble (38), le jeudi 8
avril 2004 à 20h en présence du
réalisateur Sébastien Lifshitz. Le sujet : La rencontre d'un trio de marginaux,
composé d'un émigré russe, d'une
transsexuelle et d'un jeune Maghrébin, dans le Paris
contemporain, et l'amour qui naît entre eux. Leur
alliance sera d'autant plus forte qu'elle se
déroulera sur fond de clandestinité et de
mort... Lien web : Entretien
Sébastien Lifshitz
Mots du réalisateur :
"(...) j'ai conscience que le
film démarre sur trois stéréotypes de
la marginalité : une prostituée transsexuelle,
un jeune beur qui zone et se prostitue à l'occasion
et un émigré clandestin russe (...) Ce qui
m'intéressait, c'était justement de partir de
ces archétypes, de ce que tout le monde croit savoir
de ces gens-là, avec un certain mépris
d'ailleurs, et, le temps du film, dévoiler la part
humaine et commune à tout un chacun de la vie de ces
trois éclopés (...) Au départ, ce sont
trois solitudes qui se rencontrent. Seuls, ils ne sont
presque plus rien, ils se dissolvent, ils sont au bord du
précipice. Ce qui m'a intéressé, c'est
comment ce lien qu'ils créent à trois va les
aider à vivre, à donner un sens à leur
vie." "Pour moi, la
transsexualité n'est pas un sujet (...) Mes autres
films n'étaient pas des films sur
l'homosexualité mais avec de l'homosexualité,
ce qui est très différent. Ici, il y a de la
transsexualité puisque l'un des personnages est
transsexuel, mais ça s'arrête là. J'ai
banalisé cet état, cette nature des choses. Je
n'ai pas voulu faire du phallus de Stéphanie un
événement dans le film. C'est pour ça
que je l'ai mis dans le générique de
début, pour éviter qu'on se pose la question,
créer une attente. En quelque sorte, il fallait me
dégager du sujet pour aller vers la
personne. Sébastien Lifshitz
explique que le titre de son film fait
référence au morceau de Lou Reed, Walk on the
wild side : "Ce n'est pas tant la drogue à laquelle
la chanson fait allusion qui m'intéressait, mais
plutôt une référence à un monde,
presque une communauté, fait de marginaux de tous
bords. J'aurais aussi bien pu parler de Bowie dans sa
période glam rock. Ce refus des modèles
dominants, le goût du travestissement, repenser
l'identité masculine et la porter dans ses limites
les plus extrêmes... Wild side recouvre tout ça
pour moi, particulièrement aujourd'hui où une
certaine uniformité règne (...) Et puis le
hasard a voulu qu'Antony, le garçon qui chante au
début du film, soit un ami proche de Lou Reed. Il
chante sur son dernier album d'ailleurs." Le réalisateur, pour qui
les trois héros de Wild side forment un peu une
famille, confie qu'au-delà des personnages, il a
voulu filmer les personnes : "(...)Agnès Godard me
disait souvent : "j'ai l'impression que c'est la
père, le mère et le fils", ce que je trouvais
étrange. Ce que je voulais surtout, c'était
filmer au plus près ces personnes, leur
vérité. Il y a une frontière limite,
malgré le dispositif classique du tournage, à
essayer de les filmer eux tels qu'ils sont, car, si je les
ai choisis, c'est que j'aimais profondément ce qu'ils
étaient d'abord dans la vie. J'espère que le
film a réussi à préserver ce regard de
désir que je leur porte."
Primé à
Berlin Wild side a été
présenté en 2004 au Festival de Berlin dans la
section Panorama. Il y a été
récompensé par le jury du Teddy Bear, qui
prime depuis 1987 le meilleur film gay de la Berlinale,
"pour la beauté sans compromis et
l'honnêteté de son histoire, et le portrait
tendre de ses personnages."
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Sébastien Lifschitz © site filmographique Sébastien Lifshitz |